Les châteaux du concours :
Messimy sur Saône
Un ensemble harmonieux étalé sur 6 siècles.
Ce monument d’architecture militaire possède une longue histoire de surveillance du gué sur la Saône. Il permettait le passage des migrations de la steppe eurasiatique vers l’océan par les cols du beaujolais. Le donjon actuel du château, qui depuis a été abaissé, date du XIIème siècle. Il était alors flanqué d’un corps de garde composé de 2 grandes pièces de 8 mètres de haut, séparées par une voûte qui existe toujours. Bien que cette demeure ait subie de nombreuses modifications, l’ensemble est resté très harmonieux. La façade Ouest a été percée d’ouvertures au XVIème siècle et donnait sur une loggia ; la façade Sud date des XV et XVIème siècle. Les 2 tours, l’une rectangulaire, l’autre carré, datent de 2 siècles différents. Enfin la cuisine à l’angle Nord Est date du XVIIIème. Des douves entouraient l’ensemble.
Fléchères
Chef d’œuvre architectural du XVIIème siècle, élevé d’un jet à partir de 1606 et conservé intact , Fléchères offre un témoignage exceptionnel du cadre de vie aristocratique. Cheminées de pierres sculptées, nombreuses fresques italiennes ( 1630), salons à boiseries Louis XV, cuisines médiévales, jardin à la française et vaste parc à l’anglaise.
Petite Histoire de l’Attelage
L’attelage existait déjà avant l’invention de la roue...
Les chevaux tiraient alors des charges placées sur deux pièces de bois. Comme montré dans les films western, ce moyen de transport était encore utilisé par les Indiens.
Dans l'Antiquité, des attelages bien connus étaient les chars de combat.
Ensuite, on utilisa des litières soutenues par deux chevaux, un à l’avant, l’autre à l’arrière. Ainsi se déplaçaient les gentes dames au Moyen Age.
Puis apparurent les premières voitures rudimentaires : des chariots d’une solidité permettant de résister aux chocs et aux secousses, car, en fait de routes, il y avait surtout des pierres et de la boue… Ces voitures étaient lourdes, munies de roues aux larges jantes et d’essieu avant fixe. On les attelait à plusieurs chevaux qui marchaient lentement.
Le pavage ayant bien amélioré l'état des routes, toute une panoplie de voitures est née : voitures de voyage, voiture d'apparat, voitures de sport, et voitures de transport de marchandises adaptées aux besoins spécifiques.
L’attelage ne pût gagner en légèreté, vitesse et élégance qu’avec l’apparition de la « cheville ouvrière » et de l’avant train pivotant.
Puis au XIVe siècle, l’écossais Mac Adam, contribua encore à l’amélioration de la qualité des routes...
Cette invention (qui porte son nom) est un mélange à base de gros graviers, qui permit d’aplanir et de durcir la chaussée.
L’age d’or de l’attelage se situe en Angleterre entre 1800 et 1850 (début de l’utilisation, du chemin de fer). Il était à la mode de mener soi-même son attelage. Même après l’apparition de l’automobile, on continua d’atteler en Grande Bretagne, par plaisir et tradition. Le « ménage » à l’anglaise reste encore aujourd’hui le plus classique.
En France, on peut considérer qu’en raison de l’amélioration de la suspension des voitures par l’apport de ressorts à pincettes et celle tardive des routes, la grande période de l’attelage élégant se situe entre 1800 et 1914. Napoléon III était un passionné de l'attelage et beaucoup de nobles ont suivi son exemple. Il était de bon ton de se montrer en public avec un bel équipage, surtout au Bois de Boulogne et sur les Champs-Élysées.
Après la 1ère guerre mondiale, les Français, moins traditionalistes que les Anglais, oublièrent presque complètement la traction hippomobile. Ils laissèrent ainsi se dégrader des milliers de voitures et brûlèrent souvent les harnais pour en récupérer les métaux…
L'attelage de tradition en France est née sous l’impulsion de l’Association française d’attelage. L’attelage est devenu un sport, un loisir, voir même une passion, pratiqué par des amateurs de plus en plus nombreux.